Alex-Mot-à-Mots

http://alexmotamots.fr/

Alex L., lectrice compulsive, presque anonyme.
Ayant une préférence pour les bons polars, mais aimant aussi les autres genres (sauf la SF, pitié....)

Le dîner
17 octobre 2011

Voici un roman qui nous fait découvrir avec humour les plaisirs de la table sur le mode néerlandais : le petit doigt du serveur est un régal.

Puis on découvre peu à peu l'arrière plan de l'histoire : une famille qui semble heureuse mais que le temps effrite. D'abord le père, enseignant, qui fait une dépression ; puis la mère atteinte d'une grave maladie ; et enfin le fils au comportement violent.

Sans oublier le frère aîné et sa femme qui doivent à la fois protéger leur fils et la carrière politique du mari, futur premier ministre.

Tout est distillé au compte-goutte, l'auteur lançant une anecdote, fait monter la sauce, puis revient au restaurant et au déroulement du repas ou tout le monde veut sauvegarder les apparences.

Un bémol : le début est un peu long, la sauce a du mal à prendre, puis j'ai lu de plus en plus vite pour ne pas qu'elle attache et pouvoir connaître le goût du plat. Et quel plat !

L'image que je retiendrai :

Celle du père écoutant les messages du portable de son fils et découvrant ce que sa femme sait déjà.

Chocolat amer, Roman-feuilleton où l'on trouvera des recettes, des histoires d'amour et des remèdes de bonne femme

Roman-feuilleton où l'on trouvera des recettes, des histoires d'amour et des remèdes de bonne femme

Folio

17 octobre 2011

Voici un roman qui mèle passion amoureuse impossible, réalisme magique et pouvoir de la cuisine.

Tita et Pedro s'aiment mais comme Tita est la dernière fille de la famille, elle est obligée de s'occuper de sa vieille mère acariâtre. Celle-ci préfère que son aînée, Rosaura épouse Pedro. Un autre homme, John le médecin, également amoureux de Tita tentera de l'épouser.

Pendant ce temps, la benjamine, Gertrudis, s'enfuit avec un militaire et fini dans un bordel.

Des personnages haut en couleur, donc, au milieu d'une intrigue à l'eau de rose entrecoupée de recettes de cuisine mexicaine.

Il m'a manqué toutefois de sentir un souffle épique pour faire de ce cette lecture un coup de coeur, même si ce fut une lecture fort agréable.

L'image que je retiendrai :

Celle de la cuisine de la maison familiale où les bébés se sentent à l'aise.

Les savants, roman

roman

Philippe Rey

17 octobre 2011

Contrairement à ce que laisse entendre le résumé, du "petit génie", il en est peu question. En revanche, je dirai que les jeux de pouvoir au sein de l'Institut son le thème principal de ce roman.

Sans oublier l'histoire d'amour adultère entre la seule femme de l'Institut et le directeur, sans oublier la Mère Chasteté qui tente de convertir Ayyan au catholiscisme pour que son fils puisse avoir la scolarité gratuite dans son établissement scolaire.

Certe, ce roman est intéressant par ce qu'il décrit de l'Inde (différences toujours actives entre brahmanes et dalits, place de la femme).

Mais je me suis ennuyée dans les querelles des scientifiques qui prétendent, pour les uns que les extra-terrestres existent, et pour les autres que le Big-Bang n'a jamais existé (ou peut-être est-ce l'inverse, je ne sais plus).

Et puis je suis toujours aussi hermétique à l'humour indien. Tant pis pour moi...

Ceci dit, les stratagèmes que met en place le père pour faire passer son fils pour un génie tiennent eux, du génie, et les retournements de situations sont cocasses, à la fin.

Mais je ne pense pas garder longtemps souvenir de cette lecture.

L'image que je retiendrai :

Celle du père et du fils assis sur un banc de béton rose (en souvenir d'un membre du Rotary Club) sur le bord de mer de Worli.

Twist, roman
17 octobre 2011

Un très beau roman à trois voix sur le thème de l'enfermement : celui de Madison, séquestrée corps et bien par R. et qui raconte dans ses cahiers, au jour le jour, ce qui se passe, ou ne se passe pas, obligée qu'elle est de s'habiller avec des vêtements Dora trop petits, elle qui aime confectionner des chapeaux.

L'enfermement de sa mère qui écrit des lettres à sa fille pour tenter de se libérer de ce cauchemar.

Mais également l'enfermement de Stanislas, amoureux de Louison qui ne l'aime pas.

Je suis sortie de ce livre, non pas détruite par ces histoires de claustrations, mais au contraire respirant l'air frais de la liberté.

Encore un roman de Delphine Bertholon sur le thème de l'asthénie, sans doute plus fouillé que "L'effet Larsen".

Les images que je retiendrai :

Celle de R., collectionneur de petites voitures, ayant prévu tous les échappatoires possibles et les ruses psychologiques pour asservir Madisson.

Celle de la mère de Madisson écrivant à sa fille devant l'océan.

La virevolte

Nancy Huston

J'ai Lu

16 septembre 2011

Une danseuse passionnée

Un très beau roman sur la danse. Qui a un jour connu le vertige de "la virevolte" comprendra cette mère qui abandonne mari et enfants pour danser aux quatre coins du monde.

Mais c'est également l'histoire du mari qui se remarie ; des deux filles au caractère si différent dès la naissance.

Une narration au rythme d'un ballet contemporain, déroutant mais tellement humain.

L'image que je retiendrai :

Celle de la salle de danse de Lin, dans sa maison, que sa fille aînée vient hantée pour danser à son tour.