Alex-Mot-à-Mots

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Alex L., lectrice compulsive, presque anonyme.
Ayant une préférence pour les bons polars, mais aimant aussi les autres genres (sauf la SF, pitié....)

LE JOURNAL INTIME D'UN ARBRE
9 décembre 2011

Je m'attendais à suivre la vie de l'arbre, Tristan, depuis sa plantation jusqu'à son déracinement. Que nenni. L'histoire commence au moment où Tristan est déraciné par une tempête. Son "essence" continue de vivre et penser à travers des bouts de lui qui voyagent.

Un roman fort plaisant, même si la partie sur le chamanisme frise le "grand-guignol". Le partie-pris écologiste de l'auteur aurait pu être traité plus en finesse. D'autant plus que certains personnages frôlent la caricature.

Mais je ne me suis pas ennuyée à la lecture des pensées de cet arbre, finalement.

Ce livre fut un grand bol d'air frais et m'a (presque) ressourcé.

Un roman qui ne fera pas date, donc, mais à l'idée de départ fort intéressante et au récit bien mené malgré tout.

L'image que je retiendrai :

Celle de la statue que la "sculpteuse" crée à partir d'un bout de Tristan.

http://motamots.canalblog.com/archives/2011/12/06/22899348.html

L'astronome aveugle
9 décembre 2011

Voici un roman qui raconte une histoire toute simple : un astronome, devenu aveugle, trouve refuge dans un phare, avec son chat.

Bon, il y a quelques péripéties, des personnages secondaires, mais l'essentiel est là.

Il y a surtout l'écriture de Anne-Catherine Blanc. Une écriture médiévale, pleine de mots et de syntaxe en ancien-françois, ce qui oblige à ralentir le rythme, à épouser l'errance de l'astronome aveugle. Ce qui nous oblige à goûter, comme lui, le vin (des mots).

Un personnage qui n'a longtemps vécu que par ses yeux, mais qui a sû développer ses autres sens et a ainsi donné un sens à sa vie, jusque dans son acte final. Car dans ce roman, c'est aussi la fête des sens : on voit, on sens, on touche, on hume énormément.

Non, je n'en dirai pas plus...

L'image que je retiendrai :

Celle du petit chemin de lande aux senteurs de printemps qui a vu arriver l'astronome et repartir son ami.

Le quai de Ouistreham
9 décembre 2011

Si Mme Aubenas cherche un emploi en début d'immersion, elle va très vite se rendre compte que sans aucune qualification, elle ne pourra prétendre qu'à "des heures". Par-ci, par-là, toujours à l'autre bout de la ville et toujours mal payées.

Heureusement, la solidarité fonctionne à fond, ainsi trouve-t-elle une voiture, amicalement baptisée "le tracteur".

Et puis son immersion se situe en pleine restructuration de Pôle Emplois, avec des travailleurs sociaux qui n'en ont plus que le nom ; impuissants, eux, à aider les personnes en recherche d'emploi. C'est cet aspect là du livre que j'ai trouvé, finalement, le plus intéressant.

Car dans le cercle que fréquente la journaliste, tout le monde court après "les heures", son dossier sous le bras, jonglant parfois avec les horaires des enfants.

De son "emploi", l'auteure parle très peu. Au détour d'une phrase, on devine que le métier casse le dos et les bras ; qu'il faut se faire invisible et surtout faire le travail parfaitement en un minimum de temps. Certaines entreprises sont plus "faciles" que d'autres (celles des chauffeurs routiers, par exemple). Mais de la pénibilité du travail, il est fort peu question.

6 mois pour décrocher un CDI, surtout quand on saccage pas mal le travail (la journaliste le reconnait elle-même), finalement, ce n'est pas long. Mais il est vrai qu'elle ne se plaint pas.

Au final, j'ai trouvé cette histoire très "parisienne" et sans réel enjeu majeur, si ce n'est de nous écrire ce que l'on connait déjà (ou que l'on a connu), malheureusement.

L'image que je retiendrai :

Celle de la pause-café possible dans certaine entreprise, et pas dans d'autres, faute de temps.

http://motamots.canalblog.com/archives/2011/12/02/22833969.html

Code Salamandre
9 décembre 2011

Tous les ingrédients sont là : le jeune chercheur qui vient de divorcer (donc sans attaches) et qui découvre un code secret - le jeune fille qui ne sait rien mais qui l'aide dans sa quête - le tueur sanguinaire et pervers qui adore les jeunes filles - le policier qui suit son instinct - une énigme à résoudre - les monuments français.

Un bon "Tu n'iras pas te coucher" qui teint en haleine ;

Même si les ellipses sont parfois un peu grosses (j'aurais aimé que l'auteur discours un peu plus sur ses personnages et nous les présentes plus longuement)

Même si les codes sont un peu simples (même moi j'ai compris) et l'énigme vite résolue

Même si le sadique est vraiment sadique et plein d'astuces.

Mais comme on dit, "à cheval donné, on ne regarde pas les dents", et j'ai passé un bon moment.

L'image que je retiendrai :

Celle du château de Chambord qui, bien qu'il soit plein de vide de meuble, regorge de symboles.

http://motamots.canalblog.com/archives/2011/12/01/22849421.html

VERDICT

Sonatine éditions

9 décembre 2011

Un roman qui me faisait de l'oeil depuis longtemps mais que je n'arrivais pas à avoir à la BM (8e sur la liste d'attente...)

Mais que j'ai bien fait d'attendre.

Tout se joue dans l'imagination des avocats, qui sont aussi des acteurs-nés, ainsi que leurs clients, parfois. Reste à savoir qui est le plus menteur des deux.

Un système judiciaire américain rendu compréhensible, merci à l'auteur.

L'image que je retiendrai :

Celle de la cité des Gardens de Brooklyn, sans jardins, mais où fleurit le trafique de drogue.

http://motamots.canalblog.com/archives/2011/11/30/21849285.html