Alex-Mot-à-Mots

http://alexmotamots.fr/

Alex L., lectrice compulsive, presque anonyme.
Ayant une préférence pour les bons polars, mais aimant aussi les autres genres (sauf la SF, pitié....)

Un refrain sur les murs, roman
24 août 2011

Deux vies en parallèle : celle d'Isabelle qui se retrouve seule à Paris au mois d'août ; et celle de sa fille Romane, 20 ans plus tard qui retourne dans l'appartement de sa mère défunte.

Isabelle a rencontré un jeune homme musicien de rue qui lui propose de refaire la chambre de sa fille Romane en échange du gîte et du couvert. Plutôt introvertie, Isabelle accepte sur un coup de tête et sa vie en sera bouleversée car "So What", tel qu'il se fait appelé, met de l'inattendue dans sa vie bien rangée.

Romane, elle, a fuit sa mère et son calme apparent pour s'en aller parcourir le monde. Mais elle est obligée de rentrer après un grave accident. Jeune femme en colère, elle va tenter de comprendre qui était sa mère.

Voilà un roman touchant sur une vie de femme qui semble en pointillée et qui pourtant recelle des trésors. Car au début, on a envie de la secouer, Isabelle, puis on se laisse prendre par le jeu de So What en se demandant où il va la mener.

Le personnage de Romane la révoltée m'a un peu lassée, j'ai ressenti moins de passion pour sa rébellion, trop adolescente à mon goût.

J'ai toutefois regretté de ne pas revoir So What, lui qui avait dit qu'il reviendrait.

Voici un très beau refrain sur les murs, comme on aimerait en entendre plus souvent.

L'image que je retiendrai :

Celle de la couleur orange qu'Isabelle choisit pour sa fille car, pour cette prof de physique, c'est une couleur "au milieu du spectre", alors que pour sa fille, elle représente la pluie.

L'HEURE DES LOUPS

Stevens, Shane / Ochs, Edith

Sonatine éditions

24 août 2011

Voilà un roman bien alambiqué, aux protagonistes nombreux et à l'intrigue fort mince.

Tout le monde ment à tout le monde, mais heureusement l'inspecteur Dreyfus sait voir clair dans le jeu de ce "tout le monde". Comment fait-il ? Mystère....

Et puis il est question de chasse, de loups, de traque, de chasse, de loups, bref, ça lasse, au final.

Après "Au-delà du mal" que je n'avais pas du tout aimé -et qui fait parti de mes rares abandons- j'ai voulu laisser encore une chance à l'auteur. On ne m'y reprendra pas de si tôt. Cet auteur n'est pas fait pour moi, je passe l'éponge (pour le moment).

Code 1879

Le Rouergue

24 août 2011

Voilà un roman policier original où l'enquêteur a besoin du secours d'un généalogiste.

Une double enquête au XXe et au XIXe siècle dans une capitale en pleine mutation.

Une histoire de psycho-généalogie intéressante.

Toutefois, l'indice qui met l'enquêteur sur la bonne piste apparaît un peu trop facilement pour être crédible.

L'image que je retiendrai :

Celle du métro de Londres aux gares qui changent de nom et qui ne sont pas là où on les attend.

Les Anonymes

Sonatine éditions

24 août 2011

Non, je ne suis pas fâchée avec cet auteur, mais je le trouve décidément un peu trop verbeux.

Je n'avais pas aimé "Seul le silence", trop long, trop délayé. Celui-ci est un peu moins lent, mais certains passages sont de trop, ou auraient mérité d'être plus courts (je pense à celui, entre autre, sur la guerre du Nicaragua).

Une belle histoire d'espions qui se manipulent entre eux et qui utilisent un quidam pour arriver à leurs fins. Mais j'en ai lu d'autres de plus passionnants.

En revanche, l'explication sur l'attentat contre Ronald Reagan est une belle révélation, mais voilà, cela s'arrête là. Dommage.

Un roman de manipulation intéressant, mais décidément trop long.

L'image que je retiendrai : (attention spoiler)

Celle de kilos de crack en provenance du Nicaragua, arrivés sur le sol américain par avion-cargos, le tout orchestré par la CIA pour se faire de l'argent.

Alabama Song
24 août 2011

Au travers de ces quelques pages - si peu nombreuses - on se prend de passion pour cette jeune femme perdue et qui se cherche.

Du grand écrivain, on n'apprendra pas grand chose mais de Zelda on découvre les blessures profondes que les traitements psy de l'époque n'ont pas améliorées.

Un roman tout en non-dits et ellypses, comme pour respecter le silence de Mme Scott Fitzgérald.

Une femme qui ne voulait que danser dans son Alabama natale.

Une femme amoureuse du soleil et d'un homme, mais pas celui qu'elle a épousé trop jeune.

L'image que je retiendrai :

Celle d'une femme les pieds en sang d'avoir trop danser, seule la nuit, sur un banc de Paris et qui pense à son Alabama natale, si chaude et poussiéreuse.