Alex-Mot-à-Mots

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Alex L., lectrice compulsive, presque anonyme.
Ayant une préférence pour les bons polars, mais aimant aussi les autres genres (sauf la SF, pitié....)

Le Bûcher des vanités, roman

roman

Le Livre de poche

10,40
15 juillet 2019

New-York, presse

Où il est question de la chute d’un gagneur de Wall Street. Sur fond de convulsive fresque new-yorkaise.

Le roman pullule de descriptions de lieux, de vêtements, de généalogies. Mais rien de rédhibitoire, car on se plonge très bien dans la ville cette année-là. De Wall Street au Bronx, en passant par Park Avenue : comme vous y étiez.

Les personnages sont plus vrais que nature : Sherman en maître de l’Univers, mais qui n’ose jamais dire la vérité ; le journaliste qui monte l’affaire en épingle avec quelques bonnes sources ; le juge qui veut se faire réélire ; le révérend du Bronx qui magouille tant qu’il peut ; l’épouse de Sherman en décoratrice d’intérieur, etc.

Il est beaucoup question d’appartenance dans ces pages : les personnages appartiennent à une communauté (juive, irlandaise, italienne, noire, hispanique…). Une descente aux enfers décrite de mains de maître.

L’image que je reteindrai :
Celle du menton de Sherman dont il est si fier, mais qui contribuera à sa perte également.

https://alexmotamots.fr/le-bucher-des-vanites-tom-wolfe/

L'ATELIER DU DESORDRE
20 juin 2019

peintre

Si au départ le texte m’a paru maladroit parfois (des descriptions qui arrivent un peu par hasard), j’ai fini par me laisser porter par la narration et adhérer au roman.

Car tout, dans ce roman, est au service de l’idée de l’auteure : l’existence est une poussière impalpable que nous tentons de saisir par petits tas minuscules.

J’ai aimé ce peintre dont l’obsession est de peindre des tas : de macarons, de paniers, de corps en copulation, de cendres. Un seul de ses acheteurs saisi vraiment l’agencement de ses tableaux.

J’ai aimé Anna, la petite fille adoptée qui se jette dans la Seine un jour d’orage sans que personne ne sache pourquoi. Nous avons parfois des fulgurances étranges.

J’ai aimé Valentine, sa blessure d’enfance, jamais satisfaite et qui se réfugie dans l’opium.

Hortense, sa fille, m’est restée énigmatique et lointaine.

J’ai aimé le photographe attiré par les hauteurs.

Et l’énigmatique Yuko, la japonaise contrainte de fuir le Japon sans que l’on ne sache finalement pourquoi.

Des personnages tous différents, tous passionnants et avec leur part de mystère. Comme dans la vraie vie.

Un roman plus profond que la simple jolie histoire de peintre qu’il donne à lire, dans le fond, et dans la forme.

L’image que je retiendrai :

Celle des tas que peint René Dolomieu : et moi, quel tas de particules de poussière résumera ma vie ?

https://alexmotamots.fr/latelier-du-desordre-isabelle-dangy/

Nos derniers festins
20 juin 2019

gastronomie, policier

Imaginez un futur où des restaurants clandestins concoctent des plats à l’ancienne ; où chaque individu a un permis à point l’obligeant à manger certains aliments et pas d’autres.

Dans cette France de 2044, Pierraud est muté dans le Sud-Ouest et découvre sa chaperonne goinfre et décomplexée, lui qui est allergique aux fruits.

Le roman commence sur les chapeaux de roues avec l’accident d’une camionnette transportant du foie gras de contrebande, puis la découverte du corps d’un cuisinier réputé ébouillanté dans sa blanquette.

J’ai eu un peu de mal au début avec les lieux peu clairement identifiés et la multiplicité des personnages car le récit va vite et ne brosse que rapidement le portrait des protagonistes. Je n’ai pas eu le temps de m’attacher aux personnages, dommage.

Ce qui intéresse l’auteure, c’est clairement de nous mettre l’eau à la bouche en nous parlant de petits plats mijotés et parfumés (j’ai découvert certains noms de plats, d’ailleurs).

Pierraud est un lecteur assidu de Brautigan, ce qui ne pouvait que me plaire.

De nombreuses citations de Coluche parsèment le livre.

Une lecture qui vous met l’eau à la bouche tout en faisant réfléchir sur ce qu’il y a dans nos assiettes.

L’image que je retiendrai :

Celle de la blanquette dans laquelle meurt le cuisinier. L’ordinateur de Pierraud n’arrive pas à trouver quel ingrédient est en trop dans la préparation.

Quelques citations :

Je suis végétarienne, mais pas pratiquante. (p.40)

Le but de la procréation, c’est la transmission, pas les sentiments. Il n’était pas obligatoire que les enfants aiment leurs parents. (p.155)

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Le chat Catia mène l'enquête / Gourous... coucou !
20 juin 2019

chat, policier

Déjà la cinquième enquête de Mademoiselle Catia, excusez du peu.

Partie en vacances chez son soupirant Hector le chien et le comte et de la comtesse Guérouane de Pennec, Catia va se retrouver mêler à une secte dans laquelle est entrée la comtesse.

Grâce au flair d’Hector, quand il ne rêve pas de croisades, et aux petites cellules grises de Catia, le pire sera évité.

Mais bon sang que ce chat dort peu, étrange…

Toujours à faire des jeux de mots, j’ai cette fois-ci moins goûté son langage peu châtié, par rapport à celui d’Hecor, très 17e siècle.

Des aventures rocambolesques et drôles, un personnage principal à quatre pattes, un bon moment de lecture.

L’image que je retiendrai :

Les hommes et les animaux mangent mal dans cette secte.

https://alexmotamots.fr/gourous-coucous-gerard-chevalier/

La disparue de Saint-Maur (T.3)
20 juin 2019

enquête, Révolution française

J’avais beaucoup aimé le dernier roman de l’auteur : "Minuit dans le jardin du manoir".

Celui-ci a eu la gentillesse de m’adresser son dernier roman paru en poche : le tome 3 des enquêtes de Dauterive pendant la Révolution française.

Je découvre donc cette série en cour de route, mais je n’ai rencontré aucun problème avec les personnages et leur histoire.

J’ai aimé être plongée en plein cœur de la Révolution où Montagnards et Girondins s’affrontent ; où l’élection du Maire de Paris donne lieu à des manœuvres en sous main pour déstabiliser l’adversaire ; où la Perfide Albion agit dans l’ombre.

Le roman mêle deux enquêtes : la jeune fille disparue de Saint Maur, et les recherches demandées par La Fayette qui brigue le poste de Maire de Paris.

J’ai préféré les recherches sur la jeune fille disparue qui emmène Olympe, l’amie de Dauterive, à découvrir le secret du couvent des Pénitentes.

Les aventures rocambolesques de Dauterive à Londres m’ont moins passionnées.

Le récit est très bien documenté, l’auteur donne ses sources en fin d’ouvrage, mais j’ai regretté les coquilles d’impression qui font se répéter certains mots ou oublier d’autres.

Un hiver 1792 rigoureux, où beaucoup meurent de froid dans la rue.

L’image que je retiendrai :

Beaucoup de descriptions de vêtements dans ce roman.

https://alexmotamots.fr/la-disparue-de-saint-maur-jean-christophe-portes/