Alex-Mot-à-Mots

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Alex L., lectrice compulsive, presque anonyme.
Ayant une préférence pour les bons polars, mais aimant aussi les autres genres (sauf la SF, pitié....)

Le manteau de neige
18 janvier 2021

Fantômes, policier

Je ne peux pas dire que j’ai aimé ce polar.

D’abord parce que le style est plat.

Ensuite parce que j’aime bien être prévenu que je vais lire une histoire de fantômes, et de fantômes méchants, avant de commencer ma lecture.

Laura, la mère de Katia, est trop psycho-rigide à mon goût.

Katia est bien perdue, complètement débordée par son talent.

Beaucoup de morts violentes, beaucoup de sévices, et au final le sujet de la psycho-généalogie est bien vite traité.

J’espère que l’auteur fera mieux dans son prochain roman.

L’image que je retiendrai :

Celle de la ferme isolée du Jura, près de la frontière Suisse.

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La commode aux tiroirs de couleurs
18 janvier 2021

Vie moderne

J’ai été dérouté au départ par la narration avant de comprendre que c’est la grand-mère qui s’exprime et qui raconte sa fuite d’Espagne enfant, avec ses 2 sœurs ; sa vie de femme ; ses amours ; sa fille et sa petite-fille.

Chaque chapitre correspond à un tiroir et à un moment de la vie d’Abuela.

J’ai été triste de ses amours malheureuses ; ravie qu’elle ouvre son auberge ; la vie, quoi.

Le dernier geste de la petite-fille pour son grand-père m’a paru un peu too much.

Une lecture pleine d’émotions.

Une citation :

Quand je regarde le jardin, je me dis qu’il a eu une idée ingénieuse. Si on n’a plus rien, en tout cas plus d’histoire, ou plus rien pour se la rappeler, ça compense de voir pousser sa vie. Constater son nouvel ancrage à travers l’enracinement et l’accroissement de ces arbres, c’est comme avoir un énorme poumon.

L’image que je retiendrai :

Celle du camp sur la plage en France après le voyage clandestin d’Espagne.

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Impact

Michel Lafon

18 janvier 2021

Écologie, policier

J’ai aimé le duo policier-psy en charge des différentes prises d’otages.

J’ai aimé le preneur d’otage qui n’est jamais moralisateur : il expose simplement les faits terrifiants (tous renseignés en fin de volume, citation à l’appui).

J’ai aimé l’armée de pandas qui envahit les rues et les façades des immeubles.

Évidemment, le cynisme des Grandes Entreprises m’a fait froid dans le dos.

Une lecture qui donne envie d’agir, voire de faire la Révolution, si on croit encore à l’Humanité non-consommatrice.

L’image que je retiendrai :

Celle des sachets de thé de l’Elysée, faits à base de substances nocives, et que l’actuel locataire n’arrive pas à faire changer (pour une vague histoire d’appel d’offre et de fin de contrat). Même lui est pieds et poings liés à l’industrie chimique.

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#Balance ta bulle, 62 dessinatrices témoignent du harcèlement et de la violence sexuelle

62 dessinatrices témoignent du harcèlement et de la violence sexuelle

Massot Edition

18 janvier 2021

Bande dessinée

J’ai aimé que chaque histoire ait son univers : les codes graphiques, écrits, sont complètements différents d’une histoire à une autre. Les façons de faire face au harcèlement aussi.

Je n’ai pas pu lire certaines : trop de détails, trop de textes, trop petit.

D’autres histoires ont résonné : celles qui racontent des attouchements.

Ce qui m’a frappé : à chaque fois, c’est la victime qui se sent coupable, pour différentes raisons.

J’espère que cet album servira aux jeunes filles et femmes : il n’y a pas une façon de réagir ; on peut ne pas réagir ; il est important d’en parler ; chaque situation est différente mais repose sur la même base (un homme pense pouvoir tout faire).

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J'ai épousé un communiste
5 janvier 2021

États-Unis

J’ai aimé Ira, au prénom colérique prédestiné. Ira parti de rien, qui côtoie les plus hautes sphères de New-York et qui finira sa vie au bord d’un chemin à vendre des pierres.

J’ai eu pitié de sa femme Eve, sous l’emprise de sa fille Sylphide. Une mère qui fait tout pour sa fille qui ne le lui rend jamais.

Mais en refermant ce roman, je me suis posée la question : est-ce que Ira aimait vraiment Eve ? Aucun indice dans les nombreuses pages qui décrivent la vie d’Ira.

J’ai eu en horreur O’Day, le mentor d’Ira : trop froid, trop idéologue, trop déconnecté de la vraie vie.

Un roman sur le maccarthysme et ses dégâts.

Quelques citations :

L’homme qui m’a appris le premier à boxer avec un livre est revenu aujourd’hui démontrer comment on boxe avec la vieillesse.

Je me rendis compte que je n’avais jamais imaginé, et encore moins vu, un Blanc aussi à l’aise avec les Noirs, aussi naturel. « Ce que les gens prennent pour de la morosité et de la bêtise, chez eux, tu sais ce que c’est, Nathan ? C’est une carapace protectrice. »

Il parlait pour émousser le tranchant de ses désirs.

Quand on généralise la souffrance, on a le communisme. Quand on particularise la souffrance, on a la littérature.

L’image que je retiendrai :

Celle de la voilette d’Eve, qui fait son charme et sa particularité.

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